Pose d’une voie veineuse périphérique (VVP)

vvp

Table des matières

I. Objectif du soin

La pose d’une voie veineuse périphérique a pour objectif d’établir un accès veineux temporaire permettant l’administration de traitements intraveineux, la perfusion de solutés d’hydratation, la transfusion de produits sanguins ou l’injection de produits de contraste.

 

 

 

 

 

 

II. Cadre réglementaire

La pose d’une VVP est un acte infirmier réalisé sur prescription médicale ou dans le cadre d’un protocole validé, conformément à l’article R4311-7 du Code de la Santé Publique.

III. Matériel nécessaire

Le matériel comprend :

  • Solution hydroalcoolique
  • Gants non stériles
  • Garrot
  • Cathéter court adapté au calibre veineux et à l’indication
  • Compresses stériles
  • Antiseptique alcoolique (chlorhexidine alcoolique en première intention sauf contre-indication)
  • Pansement transparent semi-perméable stérile
  • Bouchon ou prolongateur
  • Collecteur DASRI
  • Soluté et tubulure purgée si perfusion immédiate

Les gants stériles ne sont pas recommandés en routine, la technique reposant sur le principe d’asepsie sans contact (ANTT).

IV. Déroulement du soin

4.1 Préparation

L’identité du patient et la prescription sont vérifiées.
Le patient est informé du geste et installé confortablement, le membre choisi étant correctement positionné.

Une friction hydroalcoolique est réalisée avant toute manipulation.

Le matériel est préparé à proximité du patient afin d’éviter les allers-retours pendant le geste.

 

 

 

 

 

 

 

4.2 Choix du site de ponction

Le site est choisi en privilégiant une veine droite, souple et bien palpable.
Les zones de flexion sont évitées si possible.
Le membre porteur d’une fistule artério-veineuse, d’un lymphœdème, d’une infection ou d’un traumatisme est exclu.

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4.3 Antisepsie cutanée

Après pose du garrot et repérage veineux, une antisepsie cutanée large est réalisée avec une solution alcoolique.

Le temps de séchage complet est impérativement respecté.
La zone désinfectée ne doit plus être touchée.

Ce principe correspond à la technique ANTT (Aseptic Non Touch Technique).

4.4 Ponction

Des gants non stériles sont portés.

Le cathéter est introduit biseau vers le haut avec un angle d’environ 10 à 30 degrés.
Le reflux sanguin dans la chambre de visualisation confirme la bonne position.

Le cathéter est avancé seul, puis le mandrin est retiré immédiatement dans le collecteur DASRI.

Le garrot est retiré.

4.5 Raccordement et vérification

Le prolongateur ou la tubulure est raccordé.

Un rinçage au chlorure de sodium 0,9 % est effectué afin de vérifier la perméabilité.
L’absence de douleur, de résistance ou de tuméfaction est contrôlée.

4.6 Fixation

Le cathéter est fixé à l’aide d’un pansement transparent stérile permettant la visualisation du point d’insertion.

Un étiquetage mentionnant la date, l’heure et le calibre est apposé.

V. Surveillance et traçabilité

La surveillance clinique porte sur :

  • Douleur
  • Rougeur
  • Œdème
  • Chaleur
  • Infiltration
  • Perméabilité

Le soin est tracé dans le dossier de soins avec mention du site, du calibre, de l’heure de pose et de la tolérance.

Le remplacement n’est plus systématique à 72–96 heures.
Il est réalisé uniquement en cas de complication ou de dysfonctionnement.